Qu'est-ce qu'un bon journaliste?
Il paraît que nous avons insulté Lauriane Renaud. C’est du moins ce que celle-ci raconte à droite à gauche. Pour que les choses soient claires, nous publions un article paru en juin dernier, dans l’intention de situer le problème réel.

Ceux dont j'ai osé exprimer les idées par voie de presse (crime de lèse-notable)
Un bon journaliste sait qu’il doit survivre et pour survivre, plaire à sa rédaction. Et la rédaction du Blog Côté Jardin n’a pas à se plaindre, à peine un mois après sa création, le blog a déjà presque 1800 pages vues, ce qui est relativement satisfaisant pour un village de 1500 âmes (bourg et environs compris). Oui, dans toute rédaction qui réussit il y a une forme d’opportunisme, se placer au bon endroit, choisir ses têtes de turc, c’est un métier. Et c’est le métier auquel nous avons choisi de prêter notre plume.
Le concept était simple jusqu’à présent, tirer à vue sur l’élite pressignoise, dégommer Alan Poquet, José Manuel Cano Lopez, on évitait les pauvres et les enfants. Nous autres, les journalistes torchons, on a moins de scrupule que la NR quand il faut qualifier les notables de délinquant et les grands esprits de la culture patriarcale de tartuffe. C’est que nous autres, on sait que les trains qui arrivent à l’heure ne se vendent pas dans les tabac-presse. On est des enfoirés mais on peut pas nous retirer ça, on est des bons.
Nous, si on tire à vue, il y a donc ça qu’on peut pas nous retirer, on a pas le cœur sur la main et le flingue dans la poche, comme le grand metteur en scène andalous, qui nous fait des doigts d’honneur en public parce qu’il n’est pas capable d’aligner trois arguments à la suite dès qu’il s’agit de sortir des poncifs obligatoires de la culture imposée à Paris. Nous autres on a rien contre s’il y a des pigeons pour les bons sentiments de ce tartuffe, on est là pour faire du tirage et notre seul regret c’est d’avoir pas la photo du doigt, pour notre torchon.
On a pas toujours la chance d’être publié chez Gallimard et d’écrire pour l’humanité future, nous, on est pas des fonctionnaires, des femmes de fermier qui possède la moitié de la région, on est de droite: on a des problèmes de survie économique, on est des écrivains chefs d’entreprise. C’est pourquoi on aime le dur métier du journalisme, surtout celui qui fabrique les torchons.
Alan Poquet et son grand metteur, là-dessus, sont des grands maitres en information. Le médecin général sait de science doctorale et aristotélique tout ce qu’il faut savoir pour décréter que je ne sais pas écrire et que je ne sais pas me conduire dans un article de journal. Et voilà Lauriane Renaud, gloire soit rendu à son courage, qui vient confirmer que ce blog est un torchon parmi les autres que je fabrique ici et là. Lauriane Renaud, à son tour semble parler du haut de sa science professorale et théâtrale, c’est à dire comme Poquet, sur le ton sec et péremptoire de l’ignorance notable.
Il n’est pas vain de répéter à ces autorités claironnantes que sur ce blog on aborde des sujets de première importance avec la petite science de l’écriture journaliste que nous voudrons bien nous concéder nous-mêmes, sans attendre la validation de ces statues de marbre vivantes, ces hautes instances du savoir universel. Voici ce que j’ai a dire à mes docteurs doués des plus illustres lumière de l’Arcane juridique et artistocratique:
Les voyous de Côté Jardin m’ont mis dehors d’un lieu public selon la logique, toujours la même depuis juillet 2008, que je n’ai pas qualité de journaliste et donc que je viole le droit à l’image. Or le droit à l’image se structure autour de deux principes. Ce n’est pas lui qu’on viole, c’est un de ces principes. C’est un équilibre à trouver (et c’est au juge de le faire en chaque cas). Le premier principe est le droit d’informer. Le second est le droit au respect de la vie privée. La violation de vie privée ne peut pas être évoquée par José Manuel Cano Lopez, le 13 juin, comme on voit sur la vidéo. Il était en situation publique de cinq points de vue.
Premièrement, il parlait en séance ouverte au public. Secondement, en tant que personnage public. Troisièmement, dans un lieu public. Quatrièmement, parlant d’argent public. Cinquièmement, en réponse manifeste à une demande provenant du public.
Il faut bouter hors de l’espace public ce délinquant, ce voyou, cet imposteur qui dérobe la science politique républicaine pour violer ses plus beaux principes et lui substituer du haut de son autorité subventionnée la suffisance ignorante et l’abus de pouvoir. Idem d’Alan Poquet.
De plus, l’association Côté Jardin n’avait ni le droit de se faire justice elle-même en me poussant dehors, ni celui de commettre la confusion entre utiliser un moyen d’enregistrement et diffuser une image. Il n’y avait pas de conflit entre droit à l’image et droit au respect de la vie privée. J’avais donc le droit de filmer l’imposteur. S’il ne veut pas se faire remarquer de l’ordre des médecins, Alan Poquet n’a qu’à aller vendre des gaufres à Avignon.

Alors monsieur le maire? Vous êtes un élu de la république ou un fonctionnaire au service de ses amis?
Le grand Crédo du Général Poquet, qu’il répète à tous les moutons qui veulent se mettre au garde à vous, est qu’il faut une carte de presse pour exercer le droit d’informer. Voilà l’obscurité et l’obscurantisme que cache les condamnations sans appel de ces gourous. Lauriane Renaud est au garde à vous.
Mes illustres docteurs en science obscure me pardonnent de leur faire cette petite leçon de droit pour laquelle je n’ai pas besoin d’avocat. C’est que je connais ma pratique et qu’il y a eu, le 13 juin 2009, violation du droit d’informer. Le 3 juillet s’est ajouté la caution de l’équipe municipale censée garantir les libertés constitutionnelles sur le territoire.
Pour Lauriane Renaud, qui donne des leçons de journalisme, cette violation du droit d’informer est moins qu’un détail, une taupinière. Approchez-vous républicains, que je vous éclaire!
La haute compétence des gens qui jugent comme elle de me écrits saute aux yeux. Si elle obéit au général, est-elle prête à se lever tôt pour cacher cet acte de soumission avant que le jour ne se lève? Son intelligence ici, dira non, se révoltera. L’ignorance crasse et hautaine de ceux qui, manifestement, ont des intérêts à servir dans l’obscurité forcera-t-elle sa conscience claire et lucide, brisée comme un miroir? La connerie coûte trop cher à l’âme humaine, on ne lui cède jamais pour rien. On fera à Mademoiselle Renaud les procès d’intention qu’elle mérite.
Pour ce qui est de son affirmation selon laquelle je ne sais que salir les uns et parasiter les autres, j’ai été heureux de donner de mon temps et de mon matériel au service de son association Marquetapage. C’est aussi ce que j’ai fait avec les Paysages nocturnes.

Répétition chez moi quand j'étais toléré sur le territoire du général Poquet
On ne fera donc pas de procès d’intention ce soir, entendu. J’ai mis longtemps à mettre un nom d’oiseau aux deux volatiles qui prétendent aujourd’hui se poser en prêtre légitimateur du droit de parler publiquement, ce n’est pas moi qui serai allé dire au charcutier qu’il n’a pas le droit de vendre de l’andouillette. Ca c’est sûr.
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