Grand Pressigny (archives)

Paysages nocturnes (Archives)

Le Grand Pressigny serait la propriété d'Alan Poquet

Incroyable mais vrai, Alan Poquet déclare au juge qu’il est propriétaire du Grand Pressigny et de l’association Côté Jardin!

Le 20 octobre dernier, une audience de référé a eu lieu au Tribunal de Tours. J’ai été confronté a un avocat compétent qui a mis en lumière les nombreux mensonges d’Alan Poquet, son client. En effet, l’avocat, chargé de défendre ce propriétaire grand ami des arts et de la culture, a bien mis en évidence devant le juge ce que notre médecin pensait de l’association Côté Jardin et du Grand Pressigny.

Propriété privée
A savoir que l’association Côté Jardin et le Grand Pressigny lui appartiennent. Voilà ce que le général médecin a fait dire au juge sans se déplacer. Et moi, non seulement je suis venu mais j’étais placé en position d’accusé. Il faut dire que je n’ai pas de quoi me payer un avocat. Bon, mais on discutera de la justice une autre fois. Parlons du village, qui appartient à Alan Poquet.

Quoi? J’ai pas de preuve de ce que j’avance?

Comme s’il était besoin de prouver ce que le dernier des crétins pressignois ne pourrait pas faire semblant d’ignorer, après qu’Alan Poquet ait disposé de ma personne comme s’il était général de gendarmerie en Touraine du sud! Mais n’oublions pas que je ne suis pas notable, et en conséquence, en plus de subir Monsieur Poquet, je dois le rembourser! La preuve donc.

La preuve, c’est que c’est Poquet lui-même qui le dit, et en plus, au juge, mais bien sûr il faut traduire en français, car pour nous autres, les pauvres, c’est du chinois. Oui, je l’affirme, le général entend régler son compte à mon blog en faisant comprendre aux rigolos qui seraient tentés de faire pareil qui c’est le plus fort. Le juge est prié de faire savoir qu’on ne conteste pas impunément les titres de propriété de ce grand Grand Homme de Culture. Grossièreté subtile du pognon, comme si on pouvait avoir peur d’une injustice pareille quand on chérit la mer!

Et cette phrase en chinois, elle dit quoi?

Elle est juteuse, juteuse à souhait, c’est une phrase, une petite phrase de rien du tout, mais ma lectrice est priée de bien la méditer: elle a été conçu par un type inscrit à l’Ordre des Médecins, elle se trouve dans les attendus produits par notre grand homme à l’attention du président du tribunal des référés: attendu que PM n’hésite pas à violer le droit à l’image, protégé par l’article 9 du Code Civil, du président de l’association Côté Jardin, de plusieurs membres de celle-ci et de monsieur José Cano Lopez… La phrase est un peu indigeste, quand on est pas chinois. Ce n’est pas de ma faute. Traduisons, cher lecteur, si vous le voulez bien.

La phrase est dite avec tellement d’aplomb qu’on pourrait croire que le droit à l’image est la femme du pharmacien que j’ai surprise dans les détours obscurs de la rue du château et que j’ai violée. Vous en mettre plein la vue et vous faire baisser les yeux, c’est le but. Et pendant que vous baissez les yeux vous n’entendez pas ce qu’Alan Poquet est en train de vous mettre dans les fesses avec sa grosse piqure. Surtout vous, adhérents de Côté Jardin, car c’est vous qui me faites ce procès, ne l’oubliez pas. C’est de vous qu’on rira encore dans dix ans.

Utiliser le savoir pour obscurcir le cerveau des gens, et non pour l’éclairer, serait-ce la spécialité de Poquet? Il ne l’emportera quand même pas au paradis, sa petite phrase. Car son but est quand même de me faire fermer la bouche, c’est assez violent comme démarche. Mettre le savoir au service de la répression et de l’intimidation, ce n’est déjà par très lumineux, mais s’il faut en plus se rendre ridicule…

Expliquons donc aux adhérents de Côté Jardin dans quel zoo Alan Poquet veut leur faire passer le reste de leur existence et quel couleuvre il veut leur faire avaler, après toutes celles déjà disponibles gratuitement sur ce blog.

Comment, vous ne savez pas ce que dit l’article 9 du Code civil? Maintenant vous pouvez le savoir, en tapant sur Google «article 9 du code Civil», il vous tombe tout cuit, plus besoin des notables, imaginez la révolution, le savoir à portée de tout le monde. C’est sûr que, il y en a, les grands amis de la presse libre, ça doit leur faire bizarre, internet. Ils se demandent, eux qui n’ont jamais mis les pieds dans une porcherie, si c’est du lard ou du cochon. Pire, la tête d’Alan Poquet, quand il saura que l’article 9 peut se retrouver dans la cuisine des ménagères aussi facilement qu’un morceau de boudin.

Alors, il dit quoi l’article 9 du code civil? Hein? Il le dit en français au moins? Non, parce que ces trucs-là, c’est tellement bien dit que ça ne peut pas être dit en français. Et pourtant, il est tellement simple l’article 9 que je ne vais même pas demander à Google, je vais le réciter de tête, parce qu’il coule tellement de source qu’à la limite on se demande pourquoi il est écrit dans un code. Toute française, dit-il, tout français, tout jaune, tout vert, tout noir, tout arabe, tout juif, et même tout suisse (c’est vous dire s’il est universel), tout le monde à droit au respect de sa vie privé. Bref, un truc qu’on pourrait lire dans les évangiles ou le Coran tellement ça va de soi. Alors là, ça nous en bouche un coin, parce que maintenant on peut réécrire la phrase en remplaçant article 9 du code Civil par tout le monde a le droit au respect de sa vie privée. Ca donne donc: Attendu que PM n’hésite pas à violer le droit à l’image, parce que le président de l’association Côté Jardin, plusieurs membres de celle-ci et monsieur José Cano Lopez ont droit au respect de leur vie privée

Comme ça on voit mieux l’entourloupe. Vous ne la voyez peut-être toujours pas, mais elle est beaucoup plus visible. Monsieur Alan Poquet est en train de vous chanter une chanson que vous avez tous entendu et que certains n’ont peut-être pas encore comprise. Comme une chanson des Beatles, on peut mourir sans savoir ce qu’elle dit, et pourtant on l’a chanté toute sa vie, bêtement.

La phrase, écrite autrement, pourtant, dit ceci: PM viole le droit à l’image et il viole le droit à l’image parce qu’il ne respecte pas la vie privée de machin, bidule et truc. Mais? Mais? Mais? Monsieur le président, quelle vie privée? Votre vie privée de Président de l’association Côté Jardin? Votre vie privée de dépositaire de l’argent public des français? Votre vie privée d’organisateur de spectacle? Etes-vous en train de déclarer, noir sur blanc à un juge français (non, pas chinois, pas gabonais) que ces activités font partie de votre vie privée?

Alors? Vous me croyez maintenant, quand je vous dit que ce brave Poquet essaie de me faire condamner parce que je viole Côté Jardin qui est à lui comme la grâce est à Marie?
Et vous voyez, Poquet demande au juge de confirmer qu’il est propriétaire du Grand Pressigny. Attribuer des territoires de la république relèverait-il de la justice française? Ce serait nouveau, mais on vit une drôle d’époque.

Ce notable est en train de vous expliquer tranquillement qu’il n’a pas de compte à vous rendre parce que dans ses actions publiques, il a le droit au respect de sa vie privée. Le général Poquet nous livre donc avec tout l’aplomb et le pognon dont il est capable, un beau cas de confusion mentale. Pensiez que le Château du Grand Pressigny et son musée de la préhistoire sont la propriété du Conseil Général? (pour ceux que ça intéresse, j’adresse une pétition au Conseiller général du canton, Gérard Hérault) Erreur, ils sont la propriété d’Alan Poquet, ils font partie de sa vie privée.

Mais alors, si PM n’a pas violé le droit à l’image, qu’a-t-il fait?

Je vais vous le dire, il a fait comme d’habitude, un bon travail de journaliste, et Alan Poquet, qui ne supporte pas qu’on lui dise un mot de travers s’en bouffe les doigts. La seule hypothèse qui me permet d’expliquer le comportement de cet homme, c’est qu’il a un souci avec la vérité. Ou si quelqu’un a une autre idée, qu’il parle ou se taise à jamais. Pour moi, on ne peut pas me reprocher de n’avoir pas tout fait pour la médiation. Et je précise, médiation d’un conflit qui n’est pas le mien, puisque le vrai problème de Poquet, c’est le public, ce n’est pas moi.

Ce blog ne parle que de cela, des prétextes tous plus fallacieux les uns que les autres, des mensonges, calomnies, violences produites par monsieur Poquet pour éviter de se confronter au débat public et abattre celui qui, involontairement, avec ses blogs, risquait de le faire émerger.

Le droit à l’image est un équilibre entre le droit d’informer et le devoir de respecter la vie privée. En affirmant son ambition de donner une dimension nationale aux Paysages Nocturnes, Alan Poquet ne peut plus se comporter en gamin jaloux de son bac à sable! Comme la justice, le droit à l’image est au milieu de la balance. Dans notre cas, c’est le droit d’informer le public et de lui dire la vérité qui l’emporte. Et monsieur Poquet, non content de lui faire entrave, veut faire condamner celui qui protège ce droit.

Le droit à l’image, comme point d’équilibre, n’est rien, comme l’œil du cyclone. La stratégie du général Poquet, qui consiste à invoquer le droit à l’image sans parler du droit d’informer (ce qui n’a aucun sens) est donc obscurantiste, ne visant qu’à masquer le problème à l’origine, le manque de débat public au Grand Pressigny. Ce qui se passe au Grand Pressigny ne devrait plus être mon affaire. Il est honteux que j’aie à me défendre devant la justice de telles inepties. Il est scandaleux de me faire perdre mon temps et mon énergie contre la bêtise crasse et criarde que l’argent d’un notable à la possibilité de déployer. Il est grand temps que les élus de l’opposition se réveillent!

Alan Poquet veut faire condamner le débat public, comme si celui-ci était condamnable. Et c’est à cet homme-là qu’on continue de confier l’argent de la république française pour le progrès de la culture. C’est tout simplement scandaleux. L’association Côté Jardin doit le bouter hors du conseil d’administration, lui, et ceux qui se taisent derrière lui et qui sont aussi responsables que lui.

Quant au grand artiste révolutionnaire de gauche espagnol, José Manuel Cano Lopez, si je n’avais entendu dire que sa Compagnie théâtrale connait actuellement de sérieuses difficultés, je prendrais ça pour une rumeur. Mais certains de nos compatriotes aiment mieux se chercher des boucs émissaires pour leur échec. Moi, ce que je sais, c’est qu’avant de me faire insulter, comme le prouve l’article qu’on peut lire sur le Bondy blog, j’aurais été déçu d’apprendre que le projet de Pôle Culturel du Grand Pressigny tomberait à l’eau. Alors pourquoi Cano Lopez s’est-il acharné, dès juillet 2008, à me tailler une réputation d’ennemi auprès des adhérents de Côté Jardin?

Pourquoi? Lisez ce blog. Surtout si, comme au juge, on vous a demandé de le condamner parce qu’il parlerait de la vie privée d’Alan Poquet, dont ce blog n’a que faire. Surtout si, comme au juge, donc, on vous a demandé de le condamner sans le lire.

Œuvres de Pierre Murcia

novembre 9, 2009 - Publié par | Procès | , , , , , ,

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