Grand Pressigny

Arts Scéniques & Vieilles Dentelles – Festival 2017 (site officiel)

Lauriane Renaud et la mort des Paysages nocturnes

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Qui protège le crime de la Compagnie d’Irulaane?

Avant de devenir la directrice artistique du nouveau festival du Grand Pressigny, Lauriane Renaud était membre de l’association Côté Jardin qui organisait le festival alors appelé les Paysages nocturnes, arrêté en 2010. Trois ans plus tard, madame Renaud reprend le festival. Contrairement à ce que semble suggérer le titre de la première édition de son nouveau festival, l’affaire est loin d’être close. Voici une lettre dans laquelle j’explique au Comptable du Trésor d’Orléans dans quoi il met les pieds.

Monsieur le Comptable du Trésor,

En me réclamant de l’argent, ce n’est pas seulement François Pion, le Président de la Cour d’Appel d’Orléans, que vous allez mettre dans l’embarras. Vous le connaissez sans doute, mais vous ne connaissez peut-être pas Lauriane Renaud, que je voudrais vous présenter ici, et qui pourrait se trouver très embêtée par votre réclamation. Vous voilà devenu, en effet, agent involontaire d’une affaire qui en réalité a commencé il y a des années et dans laquelle madame Renaud a eu un rôle important.lauriane-renaud

Je serais ravi que l’affaire vous donne l’occasion de découvrir, cet été au mois d’août, son excellent travail. Elle a ressuscité le rêve du Grand Pressigny, village du Sud de la Touraine, de voir un festival de théâtre dans ses murs vénérables et autour de son magnifique château. Ce festival, depuis la fin du siècle dernier, a connu trois avatars, de grands moments et quelques déboires. Après la fin des Paysages nocturnes, en 2010, on le croyait mort. Il persiste grâce à la ténacité des bénévoles et le dévouement des organisateurs.

Si vous assistez à la 4° édition de 2016, vous ne serez pas déçu du voyage. Vous prendrez conscience de la nécessité de préserver une œuvre qui ne demande qu’à s’épanouir au soleil de l’été Tourangeau. Car il y a une chose que la réclamation que vous me faîtes va provoquer, c’est la manifestation, implacable, de la vérité.

Le prédécesseur de Lauriane Renaud à la direction artistique du festival est un homme qui s’est fait une petite réputation dans les parages de Tours. José Manuel Cano Lopez est le patron du théâtre installé au château du Plessis, à La Riche. Le Président de l’association organisatrice, alors Côté Jardin, est le médecin du village, Alan Poquet. Dans l’ombre, mais toujours sur la scène, François Nicolas Joannès, alors maire du village, complétait le trio.

Avec les Paysages nocturnes, ils avaient un projet ambitieux et pertinent dans sa présentation: la construction d’un théâtre en réseau avec le reste de l’Europe. Une partie de l’opposition refusa le projet, ou le critiqua sous le prétexte – à mon avis insuffisant – qu’il serait extrêmement coûteux pour le Grand Pressigny. Sans l’existence de l’Internet, dans le contexte des médias classiques, il est probable que cet argument n’aurait pas prévalu.

En 2007, le trio formé par le maire, le médecin et le metteur-en-scène étaient habitué à des relations presque exclusives avec la Nouvelle République et un ou deux petits passages dans les éditions locales des grandes chaînes. Au Grand Pressigny, il n’est pas rare d’entendre les gens qualifier la Nouvelle République du petit nom affectueux de « Nounou », cette presse qui vous donne le sein et vous tape dans le dos pour vous faire faire le rot.

En parallèle, il y avait déjà, cette année-là, des conflits larvés, qui travaillaient les gens du coin depuis des années en profondeur. Avant même que les Paysages nocturnes ne connaissent leur propre drame, la première version du festival, qui s’appelait Les Fantômes du Grand Pressigny, avait laissé des plaies qui je pense ne sont pas tout-à-fait refermées aujourd’hui.

Par dessus le marché, le trio des Paysages nocturnes avait développé ses propres ennemis. Comme un certain Michel Embareck, journaliste sportif, qui a produit deux articles jugés assassins par une partie de l’association Côté Jardin, dont Lauriane Renaud.

En 2008, j’ignorais tout cela. Et la tension avait encore monté d’un cran à cause des mauvais résultats dus à la météo.

Or cette année-là, avec la bénédiction de Serge Michel, grand reporter au journal Le Monde, j’avais entrepris de raconter le Grand Pressigny pour le Bondy Blog, afin de mettre la problématique des banlieues en perspective. Disons-le sans hésitation, mes trois amis ont été littéralement affolés, et je pèse mes mots, par le ton et le contenu de mes articles, dont ils ne percevaient ni l’humour ni le fond.

Tout se passait comme si mes textes provoquaient chez eux des hallucinations. Ils ne voyaient pas ce qui m’intéressait, et bloquaient sur des futilités. Par exemple, José Manuel Cano Lopez s’indigna que je le fasse passer pour un homme de droite. Alors que je me fichais de la gauche, comme de la droite. Ou encore, ils affirmaient que je haïssais le festival parce que j’étais jaloux de leur succès. Incroyable! Ou encore on m’accusa de critiquer leurs subventions. Sur la question des subventions des Paysages nocturnes, je n’avais strictement aucune opinion.

Plus tard, trop tard, j’ai compris que les démons du passé empêchaient messieurs Poquet, Cano Lopez et Joannès de lire ce que j’écrivais avec la sobriété qui convenait. J’avais réveillé le souvenir brûlant de leur ennemi juré, Michel Embareck, ce journaliste que je ne connaissais même pas. Littéralement possédé, Alan voyait dans mes écrits les intentions de sa Némésis, Jean Jack Martin, qui avait écrit un pamphlet contre le festival des années plus tôt. Les deux hommes semblent se vouer une haine mortelle.

Je tiens à préciser que si j’ai parfois cédé à la colère, mon cœur ne s’est jamais rendu à la haine. Je n’ai jamais renoncé à la réconciliation et au dialogue, et j’ai souvent baissé les armes en signe de paix. Je continue de croire que mes interlocuteurs peuvent se remettre en question comme je l’ai fait moi-même et qu’un jour ils parviendront à voir que, dans la sévérité de mes propos il n’y a aucun mépris et que j’estime leur humanité en laquelle je crois. Je prie pour que ce jour vienne.

D’abord, il y eut un incident sur la place public, lorsque José Manuel Cano Lopez, entouré de sa cour, m’interpella vivement et grossièrement. Violence à laquelle je répondis par un article humoristique qui provoqua des commentaires explicites sur les préjugés de mes accusateurs. Ces accusations étaient si déconnectés de la réalité que je ne m’en inquiétais pas, confiant dans l’inéluctabilité  de la vérité, comme je le suis toujours. Même si la force s’impose toujours au début, la vérité est immortelle et prend son envol au crépuscule, comme la chouette de Minerve.

J’ai sous-estimé le pouvoir de la suggestion mimétique. Quand ils sont entrainés par le groupe, bien des gens négligent la réalité qu’ils ont sous les yeux au profit de l’opinion commune. J’en ai fait l’effrayante expérience. L’affaire (celle que Lauriane Renaud, dans la première édition de son festival, prétend close) éclata vraiment à l’occasion de la publication d’un article que j’ai écrit, en mars 2008, dans la Nouvelle république. (Lire l’article). Un article modéré qui se contentait d’évoquer les aspects positifs et négatifs du bilan de la saison. Alan Poquet poussa des cris d’orfraie et me fit savoir que je n’aurais plus accès au festival gratuitement et librement comme journaliste.

Pour justifier cette décision les organisateurs soufflèrent sur la braise de leur délire en multipliant les accusations jusqu’à ce que, le 13 juin, on me chassât d’une réunion publique devant 250 personnes alors que, tranquillement dans le public, je filmais. Le film est visible ici. Il s’agit d’une réunion convoquée par voie de presse où les organisateurs, en tant que personnages publics, évoquent des sujets publics (les subventions) dans un lieu public. Comme vous le voyez, on me chasse au nom du prétendu droit à l’image, ce qui n’a aucun sens.

Pour justifier cet acte injustifiable, on m’accusera de violer la vie privée des membres de l’association (droit à l’image, donc). Ayant complètement perdu prise avec la réalité, cette bande affolée s’étonna que je garde mon sens de l’humour en ouvrant un blog de parodie. Au lieu de se réjouir de mon bon caractère, ils s’indignèrent de quelques facéties que je produisis pour répondre à leur violence. Ils envoyèrent les gendarmes taper à ma porte!

Par exemple, j’avais posé deux bidons jaunes devant la mairie (avec l’autorisation du maire), qui les fit disparaître lâchement et en douce. Je créais pendant une journée un blog pastiche parodiant le narcissisme du blog de Lauriane Renaud, que je vous invite à apprécier: ici. J’éditais quelques vidéos parodiques sur le comportement dictatorial d’Alan Poquet et son intolérance éloignée de tout bon sens.

Le médecin, le maire, le metteur-en-scène et bien d’autres sont devenus tellement aveugles qu’ils me firent un procès pour ces dénonciations légitimes. Privés de moyens financiers, loin du village et pris de vitesse dans une procédure bien chargée, je fus condamné pour avoir écrit la vérité sur ces gens violents qui mentaient comme des arracheurs de dent.

J’étais donc séparé de ma compagne, et comme nous avions une fille, Alan Poquet demeurait mon médecin de famille. Non seulement il continuera de pratiquer sur ma fille jusqu’à ce jour, mais dans la foulée du procès, il prêta à ma compagne le cabinet d’avocat qui le défendait, lui et l’association, pour qu’elle obtienne que je ne voie plus ma fille. La encore, les magistrats et le Barreau ont totalement cautionné les pratiques indéfendables de ce cabinet d’avocat , Cebron de Lisle et Benzekri.

Donc on me jugea de façon expéditive et on eut l’aplomb de me condamner. L’héritière de José Manuel Cano Lopez à la direction artistique du festival, Lauriane Renaud donc, s’en félicita dans les termes suivants: « Il n’y a pas d’autre choix que d’en passer par là pour que cesse cette absurde escalade agressive ». Vous trouverez cette ligne en commentaire d’un article qu’elle écrit contre moi. Vous apprécierez le niveau des arguments qui vous confirmera que je ne vous raconte pas d’histoire sur la folie accusatoire dont ces gens étaient pris et l’engourdissement intellectuel de l’hypnose mimétique  (ici).

Donc, ensuite, dans un désir d’apaisement et de réconciliation, j’ai effacé beaucoup de mes écrits en proposant le dialogue. Loin de me répondre avec humanité, l’association Côté Jardin et son Président me répondirent par un silence implacable – si j’excepte quelques bordées d’injures – et une injonction du tribunal à payer 336000 euros (oui, 336000) pour pénalité de retard à exécuter la sentence.

C’est un an plus tard, le 13 juin 2011, que paru l’article de Michel Embareck, Fini la comédie, sur Libération. Comme il était en ligne et qu’on pouvait le commenter (les commentaires ont été effacés), ce fut une véritable commotion parmi les sympathisants de l’association, qui se mobilisèrent nombreux, avec en tête Lauriane Renaud.

Comme vous pouvez le voir, c’est un article certes discutable, mais honnête. Disant certaines vérités, déformant certaines autres. Grossissant une chose et oubliant une autre. Un article normal, dont les sympathisants ne discutèrent pas. Ce fut un torrent de grossièretés contre le journaliste. Bien sûr on pouvait s’irriter du ton triomphateur d’un article qui parlait de la mort du projet de théâtre au Grand Pressigny. Pour moi, l’abandon de ce projet a été une défaite, et j’étais triste.

Mes commentaires étaient critiques, tempérés et courtois. Dans sa furie, la horde se déchaîna contre moi. Ma position était de dire que ce qui avait manqué au succès de l’entreprise était l’ouverture au débat et la tolérance à la critique. Alan Poquet, dans des commentaires que j’ai montré au juge qui vous ordonne de me racketter, menaça alors de porter plainte, ce qu’il fit deux jours plus tard. Ses commentaires grossiers, nerveux, accusateurs, injurieux, démontrent que le médecin n’était plus dans son bon sens.

Il m’accusa de m’identifier à Michel Embareck, que je ne connais pas, et d’être son sycophante. Il me reprocha de travailler secrètement pour sa Némésis, Jean Jack Martin. Comme à son habitude, il m’injuria, me prêta les intentions les plus noires, dans un français se faisant plus approximatif à mesure qu’il perdait le contrôle de ses propos.

C’est alors que va commencer le procès qui conduira à l’Arrêt qui vous autorise à me racketter aujourd’hui et qui va durer trois ans. Ce procès a été conduit d’une façon si honteuse pour les magistrats, les fonctionnaires, les auxiliaires de justice et les membres de Côté Jardin (dont beaucoup se retrouvent aujourd’hui chez Lauriane Renaud) qu’il est pénible d’envisager d’avoir à en produire le détail. Mais dans la mesure où une certaine mythologie s’est imposée dans l’esprit des juges et la rumeur publique, il faudra bien, là encore, faire œuvre d’historien.

L’association de Lauriane Renaud, la Compagnie d’Irulaane, se prétend d’utilité publique. Elle est soutenue par le département d’Indre-et-Loire. D’une manière ou d’une autre, si elle veut avoir des subventions, l’affaire devra tourner en sa faveur. Pour ma part, c’est tout ce que je souhaite. Si vous aimez le théâtre et les artistes, et tous ces gens que le festival du Grand Pressigny rend heureux, mettez un point final à ce dossier, ouvrez une porte de sortie honorable à ces pauvres malheureux qui se sont égarés.

Sans doute, une bonne partie des membres de l’association Côté Jardin, et aujourd’hui, la Compagnie d’Irulaane, doit commencer à prendre conscience qu’ils se sont laissé influencé mimétiquement par la puissance de suggestion du groupe, et en particulier de ses leaders. Il est difficile d’admettre qu’on a été le mouton d’un troupeau mal conduit par ses bergers. Des bergers dont je ne saurais dire s’ils ont laissé la foule devenir hystérique pour le besoin de leurs passions, s’ils ont manipulé le conflit pour tirer leur épingle du jeu ou s’ils ont été pris eux-mêmes dans le tourbillon de leur actes insensés.

Peu importe, je leur pardonne.

Vous savez tout. Vous serez désormais acteur de cette histoire. Monsieur le Comptable du Trésor, jouez votre rôle!

Vous pouvez laisser un commentaire au bas de cette page. Merci de votre lecture.

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4 Réponses

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  1. Bravissimo

    Pascal

    11 mai 2016 at 11:48

  2. Te voilaà avec un scenario dejà ecrit pour une amusante piece de theatre .Tu n’as qu’à changer les noms et tu obtiens un chef d’œuvre !

    Pascal

    11 mai 2016 at 11:53

  3. Salut Pascal. Oui, ma vie est un vrai roman, et c’est vrai on peut l’adapter au théâtre. Dieu lise ton commentaire et donne la bonne humeur aux autres personnages, pour qu’on puisse rire ensemble. Et si tu fais le voyage, nous rirons tous ensemble. A bientôt j’espère!!!

    Pierre-Henri Murcia

    12 mai 2016 at 7:31

  4. c’est vrai que ce qui est arrivé tient du roman… Bon courage pour la suite . A bientôt .
    maga.

    maga

    14 mai 2016 at 6:34


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